Pour une fabrication artisanale, numérique et collaborative

Vedette

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Avec 122 562 entreprises en 2013, le secteur de la fabrication artisanale peine encore à percer dans la vente directe aux consommateurs (BtoC). En effet, nombreux sont ceux qui restent assez peu enclins à acheter plus cher des produits manufacturés par les artisans locaux et ont perdus depuis bien longtemps le réflexe de pousser la porte des ateliers de fabrication. Tandis qu’en 2014, la célèbre ruchequiditoui (sorte d’AMAP nouvelle génération) faisait un volume d’affaire de plus de 17 millions d’euros (France & Belgique), le « consommer local » dans le secteur de la fabrication artisanale reste marginal. Le meuble artisanal par exemple, peine à faire sa place dans nos logements alors que le public semble désormais prêt à débourser bien plus d’argent pour acheter des produits locaux ou tout au moins madeinfrance. De surcroît à l’ère du numérique, miser sur le « consommer local » semble un pari à risque modéré. C’est d’ailleurs celui qu’a pris La Fabrique en investissant dans une fraiseuse numérique grand format pour produire, entre autres, des meubles OpenDesk.

En plus d’un intérêt économique évident, produire et consommer local est largement facilité par des moyens techniques et numériques florissants. Reste à regagner la confiance des consommateurs avec une communication efficace, à recréer du lien… et à baisser les coûts (en mutualisant son atelier/ses efforts marketing, en s’équipant de nouveaux outils de fabrication numériques par exemple).

 

Crédit photo : Smart & FairVisite des ateliers de La Fabrique co-organisée par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Lyon

Les fonds de placement

Les fonds de placement, généralement appelés fonds d’investissement, sont des sociétés dont les membres sont détenteurs collectivement d’actifs financiers. Si l’on en croit Wikipédia « Ils fonctionnent en multipropriété, en émettant auprès des épargnants, sous forme d’actions des titres de propriété qui représentent une part de leur portefeuilles. Ils sont généralement à capital variable, ce qui permet des souscriptions et rachats à tout moment par les épargnants ». Pour présenter les choses grossièrement, les fonds de placement mettent à disposition des entrepreneurs des fonds contre des prises de participations dans le capital de la société. Les fonds se rémunèrent en dividendes déduits des bénéfices que génèrent les sociétés dans lesquelles ils ont investit. Toutefois, si l’on compte bon nombre de fonds de placement en France gérant des centaines de milliers d’Euros, voire des millions, et investissant dans des grands projets lucratifs il est cependant beaucoup plus rare de voir des fonds investissant dans des sociétés de tailles plus modestes. Or c’est bien là que le bas blesse. Beaucoup de petits porteurs de projet peinent à trouver des investisseurs pour financer des projets ne dépassant pas parfois les 15000 ou les 20000 Euros (parfois moins). Ceux-­ci auraient besoin, plus que tout autre, de l’aide financière et extra­financière (en termes de réseaux, expertise financière, connaissance du marché, etc.) que peut apporter un fond de placement et autres business angel. Or cette aide fait défaut. Il existe pourtant un vrai marché qui ne demande qu’à se développer. Un réel besoin de micro­investissements existe en France qui pourrait être satisfait par de petits fonds de placement qui se spécialiseraient sur ce créneau , apportant leur aide financière, leurs réseaux et leur expertise pour permettre à ces petites sociétés de grandir et de se développer.

Samuel

Wikimédia : une oeuvre totale

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Wikimédia se défini lui-même par un mouvement global qui a pour mission d’apporter des connaissances libres à l’humanité toute entière, rien que ça !

Avec Wikipédia, Wikitionary ou encore Wikiversity, Wikimédia apparaît comme une « oeuvre totale » qui hisse au rang du top 10 des sites les plus consultés au monde une encyclopédie en ligne comme Wikipédia.

Wikimédia est la preuve palpable de l’existence concrète d’une intelligence collective capable de résoudre les problèmes du monde et le préfixe ou suffixe -wiki- est devenu un standard (parfois mais assez rarement utilisé à mauvais escient) pour qualifier les projets qui partent de ce postulat (http://www.wikihouse.cc/http://wikispeed.org/ ou encore http://www.xwiki.com/fr/ en sont de très bons exemples).

Chacun « faisant sa part », Wikimédia et autres initiatives -wiki- ont révolutionné les modes d’organisations sur la toile d’abord, et dans le monde réel ensuite. Un hommage aux partageux de tout poil.

Change.org

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Cette organisation se propose de donner les moyens au tout venant de lancer une pétition sur internet. Les sujets sont très variés et n’importe qui peut lancer une pétition sur le thème de son choix. Si toutes les pétitions ne rencontrent pas un succès spectaculaire, il est à noter qu’un certain nombres d’entre elles parviennent néanmoins à récolter un nombre non négligeable de signatures et à atteindre leur objectif. On citera à titre d’exemple la pétition « Stop au gâchis alimentaire » qui a fini par déboucher sur l’adoption de la loi obligeant les supermarchés à vendre leurs invendus alimentaires. https://www.change.org/fr

Samuel

Du bon usage des Meetup

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meetup

Depuis quelques années maintenant les meet­up sont l’occasion de faire des rencontres autour d’activités récréatives ( randonnées, jeux de société, etc.) mais il semble assez peu fréquent (du moins dans nos contrées rhône­-alpines) que l’on se serve des meet­up pour organiser des conférences/discussions autour d’un thème ou d’une problématique précise. A ce titre les meet­up pourraient contribuer à fédérer une communauté d’individus autour de valeurs communes et de projets communs en lieu et place de pures activités de loisirs. Si cela peut sembler évident il n’empêche que ce type d’initiative se fait rare. On peut s’étonner du fait qu’à l’heure où il est de bon ton de fustiger l’individualisme et la disparition du sens du commun la seule utilité que l’on trouve aux meet­up soit de trouver des gens pour s’amuser et faire des sorties (activités ô combien louables et nécessaires mais qui ne justifient nullement que l’on se limite à celles-­ci). Sans tomber dans l’utopisme écervelé, on pourrait souhaiter que les réunions meet­up soient l’occasion de se réapproprier un tant soit peu l’espace public autour de projets et de problématiques communes et de faire vivre un peu le mot – tant galvaudé de nos jours – de citoyenneté.

Samuel

Gandi : the hébergeur !

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Gandi_logo_black www.gandi.net, hébergeur et registar, tout simplement.

Ah, mais au fait, qu’est-ce que c’est ?

C’est la première question que j’ai posé à mon interlocuteur qui me faisait découvrir l’étrange monde de « l’autre côté » d’internet, là où les sites se créent, s’hébergent, se référencent, …pas tout seuls bien sûr, mais avec une bonne dose de patience et de l’huile de coude. Et puis il m’a parlé de Gandi, un registar (qui nous sert à acheter des noms de domaine type http://www.gandi.net, http://www.gandi.fr … par exemple (déjà pris vous l’aurez compris)) puis de créer des adresses mails type machin.truc@gandi.net. Ensuite Gandi c’est aussi un hébergeur (c’est un peu la piaule d’un site internet).

Et puis il y a eu « Gandi » lui même, qui m’a bien tenu la main pour m’aider à mettre en ligne mon premier site internet, et qui m’a permis de comprendre qu’internet, c’est pas facile, et c’est surtout ni tout beau ni tout propre. Et enfin j’ai compris qu’internet c’était pas pour moi, mais que s’il fallait vraiment passer par ça pour communiquer et partager ses idées, et bien je passerai mon temps accompagné de ce genre de boîte qui porte bien haut et en toute transparence son idéal. Un extrait de ce qu’ils publient sur leur site pour que vous compreniez un peu mieux de quoi il en retourne : La mention « No Bullshit » sur notre site web est essentiellement un message qui dit à tout le monde en interne et à l’extérieur : nous ne sommes pas parfaits, nous vous promettons juste de tout faire pour défendre nos valeurs que sont l’honnêteté et la transparence. Pas que nous ne faisons pas d’erreurs ! Cet effort constant en interne est à mes yeux une composante majeure de qui nous sommes. Spécialement dans un monde où toutes les entreprises (même les plus répréhensibles) se réclament propres, bio, green … non pas parce que ce sont des valeurs auxquelles elles croient, mais parce que c’est un concept marketing qui marche bien en ce moment. Nous ne sommes pas ces entreprises. Nous croyons et voulons nous comporter d’une manière qui devrait être la norme, mais qui ne l’est pas, malheureusement. Dire les choses, essayer de bien se comporter pour viser non pas un profit immédiat sans vue sur le long terme, mais au contraire une relation de confiance avec des clients auxquels nous nous identifions : voilà qui nous voulons être. C’est dans ce cadre, dans ce contexte qu’il faut comprendre la mention « No Bullshit » : un engagement de notre part, une profession de foi sur nos valeurs, et ce dans le temps. Un moyen d’afficher notre différence aussi, de nous faire entendre, d’être identifiés rapidement, d’une manière alternative, et provocante mais, je l’espère, en restant positifs. C’est d’ailleurs déjà en marche : nombre d’entre vous nous remontent des textes à corriger, des processus à revoir, des points où nous avons des efforts à faire pour respecter cet engagement. Continuez. Restez tous vigilants sur cette démarche, car cette société est ce que nous en ferons.

Stephan Ramoin Président de Gandi

Merci, ça fait chaud au coeur 🙂

Crowdfunding

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Depuis déjà plusieurs années la pratique du financement collaboratif s’impose de plus en plus dans le paysage économique français. Une telle pratique semble pleine de promesses, mais quelles sont elles ? En effet, parmi les aspects positifs qu’il draine dans son sillage, le crowdfunding permet de gagner rapidement en notoriété et d’obtenir une étude de marché fiable. On peut mentionner également le fait d’impliquer directement les individus dans la construction du projet et de son suivi. D’avoir le sentiment de participer modestement à l’élaboration et au suivi d’un  projet.
Cette forme alternative de financement permet aussi aux porteurs de projets de s’émanciper de l’emprise de certains acteurs traditionnels comme les banques, la BPI ou les buisness angels et de trouver des financements pour des projets qui n’auraient pas pu trouver des fonds autrement. Les contraintes sont beaucoup plus légères que lorsque l’on fait appelle à un prêt bancaire par exemple. A ce titre, le crowdfunding pourrait être un moyen pour relancer l’économie réelle en finançant les petites et moyennes entreprises. (en réduisant les coûts d’entrée sur le marché et en permettant  à une gamme plus large de projets d’accéder à des financements, etc.)
A ce jour il existe quatre variantes de financement collaboratif :
-Les dons : pour lutter contre le cancer, etc. Un équivalent moderne de l’appel à la générosité publique
-Le prêt : court-circuiter les banques et autres intermédiaires. Le rapport entre le préteur et l’emprunteur se fait sans médiation.
-Les préventes : Obtenir des clients les fonds nécessaires pour la fabrication du produit. 
-L’equity :forme concurrente des buisness angels. Il s’agit de prises de participation dans le capital de l’entreprise, avec association aux risques  et distribution du profit sous forme de dividendes. 
Dans cette perspective, internet et les réseaux sociaux permettent de jouer un rôle démultiplicateur. Cette pratique permet d’organiser des prêts, des dons ou autres échanges monétaires entre de très nombreuses individus ne se connaissant pas au départ, contrairement aux financements familiaux (love money). Par rapport à d’autres financements également sans intermédiaires sur les marchés financiers il existe une différence non négligeable. Ce type de financement peut concerner de tous petits projets (y compris le microcrédit) qui auraient du mal à ce financer autrement. 
Samuel
Sources :

LibreOffice / Open Office

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Une alternative qu’est-ce que c’est ?

Rien que le mot fait peur, et surtout quand on parle informatique, car on y voit souvent un passionné à petites lunettes nous expliquer que c’est facile, qu’il suffit de rentrer une ligne de code et d’installer quelques « paquets » et le tour est joué. Une alternative, et c’est ma vision, elle est d’abord accessible au plus grand nombre. Et en ce qui concerne les suites bureautiques (traitement de texte, tableur, diaporama, …), avec LibreOffice et OpenOffice, c’est plutôt réussi. D’abord, c’est gratuit ! Plus accessible financièrement que ça tu meurs.

Ensuite, c’est ce que l’on appelle du What you see is what you get ( c’est-à-dire « ce que vous voyez [à l’écran] est ce que vous obtenez », par opposition au what you see is what you mean, c’est à dire « ce que vous voyez est ce que vous voulez dire ») et pour les puristes, c’est un peu un truc de nul, et pour moi, une solution intelligente et équitable. M’enfin, quand je fais du traitement de texte, je fais du traitement de texte, pas de la programmation. Bon, je ne critique pas, j’adore les libristes même quand ils essayent de me convertir à LaTex, et je les soutiens !

Mais de même qu’entre Mac et Linux, il y a Windows (pour les nuls), entre Microsoft Office (Word, Excel, Powerpoint, …) et LaTex il y a LibreOffice et OpenOffice (pour les nuls aussi… la comparaison est pas au top mais j’ai rien trouvé de mieux).

Pour tout vous dire, j’ai adopté LibreOffice il y a quelques années, et vraiment, je n’ai rien à y redire. C’est simple, pratique et complètement adapté pour la plupart des utilisations personnelles et professionnelles.

Et en plus c’est de plus en plus chiant de cracker la suite Microsoft Office…

Ah, j’ai failli oublier : LibreOffice et OpenOffice, c’est Libre & Open Source & Gratuit & Un super projet que l’on doit aux libristes sus-cités (merci !!! :))

Le Bon Coin

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Première surprise, www.leboncoin.fr est une entreprise qui appartient au conglomérat du secteur des médias norvégien Schibsted, lequel possède par exemple le quotidien 20 minutes  (source : wikipédia).

Mince alors, une solution intelligente et équitable ce bon coin ?

Ce bon coin, c’est d’abord et surtout le théâtre de la surconsommation de masse, d’une vision d’un lien social exclusivement vu sous le prisme réducteur de l’échange financier…

Que fait donc alors cette entreprise dans ce blog qui défend des solutions « intelligentes et équitables » ?

http://www.leboncoin.fr est bon an mal an une plateforme – que dis-je, un outil – qui permet à la majorité d’entre nous d’échanger en circuit court des biens de consommation courants. La vente d’objets d’occasion est souvent une alternative à la benne à ordure, et permet de donner une seconde vie à bon nombre d’objets du quotidien. Une forme d’obsolescence « déprogrammée » soutenue par près de 17 millions de visiteur uniques chaque mois (chiffre 2013, source : www.lemonde.fr). Alors au lieu d’acheter « éthique » et « équitable » des objets inutiles, achetez d’occas’ des objets nécessaires 🙂 (c’était le conseil du jour).

Mais aussi, quand on ouvre www.leboncoin.fr, on voit quoi ? Une carte ! Une carte des régions ! Si ce n’est pas une invitation à consommer local, je ne sais pas ce que c’est ! Bon, c’est vrai que concrètement on ne va pas se faire envoyer par La Poste des chaussures d’occasion mais bon, je trouve tout de même cette initiative assez bonne.

Pour finir, http://www.leboncoin.com a cet avantage de faire partie de ces outils qui sont un petit peu « ce que nous en faisons« . Achetez, vendez, près de chez vous des solutions intelligentes et équitables 🙂

Radioscopie

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Une petit tour d’horizon dans le monde radiophonique…

S’il y a bien un média où la publicité m’agresse, c’est la radio. Et ça tombe bien, car les radios où ils n’y a pas de publicité sont les meilleures radios qui soient. La première d’entre elles, est sans conteste la radio de ceux qui aiment la musique et les voix suaves, il s’agit bien sûr de FIP. Cette radio de la diversité musicale, qui, dit-on, passe tellement de musiques différentes qu’elle pourrait, chaque année, tenir quatre mois de diffusions sans répéter la même musique (ça vous rappelle les radios « habituelles »? Moi non…). Du jazz à la variété, en passant par le rap et le classique, cette radio est un voyage à travers le temps et les cultures, pour le plus grand plaisir de ses auditeurs. Une toute nouvelle web-radio vient d’envisager un principe similaire en proposant une carte du monde musicale par décennies : beta.radiooooo.com, à essayer sans plus attendre.

Enfin, pour celles et ceux pour qui, comme pour moi, la radio est haut lieu de la culture et des idées, deux radios restent à explorer : franceculture et arteradio. La première est une radio FM que vous trouverez sur vos ondes et la seconde est une web radio qui diffuse des reportages radiophoniques et profite du format audio pour explorer le monde et le retranscrire sur un support orignal.

En piste!