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Depuis déjà plusieurs années la pratique du financement collaboratif s’impose de plus en plus dans le paysage économique français. Une telle pratique semble pleine de promesses, mais quelles sont elles ? En effet, parmi les aspects positifs qu’il draine dans son sillage, le crowdfunding permet de gagner rapidement en notoriété et d’obtenir une étude de marché fiable. On peut mentionner également le fait d’impliquer directement les individus dans la construction du projet et de son suivi. D’avoir le sentiment de participer modestement à l’élaboration et au suivi d’un  projet.
Cette forme alternative de financement permet aussi aux porteurs de projets de s’émanciper de l’emprise de certains acteurs traditionnels comme les banques, la BPI ou les buisness angels et de trouver des financements pour des projets qui n’auraient pas pu trouver des fonds autrement. Les contraintes sont beaucoup plus légères que lorsque l’on fait appelle à un prêt bancaire par exemple. A ce titre, le crowdfunding pourrait être un moyen pour relancer l’économie réelle en finançant les petites et moyennes entreprises. (en réduisant les coûts d’entrée sur le marché et en permettant  à une gamme plus large de projets d’accéder à des financements, etc.)
A ce jour il existe quatre variantes de financement collaboratif :
-Les dons : pour lutter contre le cancer, etc. Un équivalent moderne de l’appel à la générosité publique
-Le prêt : court-circuiter les banques et autres intermédiaires. Le rapport entre le préteur et l’emprunteur se fait sans médiation.
-Les préventes : Obtenir des clients les fonds nécessaires pour la fabrication du produit. 
-L’equity :forme concurrente des buisness angels. Il s’agit de prises de participation dans le capital de l’entreprise, avec association aux risques  et distribution du profit sous forme de dividendes. 
Dans cette perspective, internet et les réseaux sociaux permettent de jouer un rôle démultiplicateur. Cette pratique permet d’organiser des prêts, des dons ou autres échanges monétaires entre de très nombreuses individus ne se connaissant pas au départ, contrairement aux financements familiaux (love money). Par rapport à d’autres financements également sans intermédiaires sur les marchés financiers il existe une différence non négligeable. Ce type de financement peut concerner de tous petits projets (y compris le microcrédit) qui auraient du mal à ce financer autrement. 
Samuel
Sources :
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